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Site dédié à l'Himalaya au Népal et au trekking |
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Tentant
de me faire le plus discret possible, jobserve le va-et-vient
des gens dans leur quotidien. On vient de récolter le riz. Les
rues, les places publiques, les gradins des temples et les berges de
la rivière Hanumante en sont remplis.
Sous un soleil ardent, s'aidant de balais, de pelles
et de grands plateaux circulaires, des femmes newar s'affairent autour
des tas de riz. Elles le débarrassent de la paille
qui y est mêlée et travaillent ainsi
sans relâche des heures durant.
Emprutant
des rues étroites pour me diriger vers la basse ville,
je débouche
plutôt sur de vastes champs grouillants de villageois s'affairant
aux travaux de la récolte.
Des
machines ressemblant à des tracteurs, des boeufs
attelés à des vieilles charrettes, des outils aratoires
artisanaux, tout y est. C'est la campagne... à quelques
minutes à peine du centre de la ville.
Décidément, cette ville s'accroche à tout ce qui
la nourrit. Le soleil baissant dessine de longues
ombres sur la terre
asséchée.
La vue sur la cité est superbe mais le temps file.
Quartiers ou labyrinthes En remontant, j'ai envie d'explorer. Je mengage dans une petite ruelle, puis une autre et une autre encore. Me voici au cur dun pâté de maisons, véritable labyrinthe aux couloirs étroits, sombres et humides courant le long des habitations et ouvrant sur des cours. Je me suis perdu. Me sentant un peu « voyeur », je cherche une issue. Une femme mobserve. Avec les mains, elle mindique le chemin en faisant un signe affirmatif de la tête. Faisant miennes ses coutumes pour la remercier et lui témoigner mon respect, je salue cette femme newar en joignant les mains à plat devant le visage tout en fléchissant respectueusement la tête. Affichant une expression empreinte de gratitude, elle me salue de la même manière. Point de mots... néanmoins, une communication riche. Rejoignant
une rue commerçante conduisant au point de rassemblement sur
Durbar Square, je ralentis le pas pour profiter, pendant quelques instants
encore, de latmosphère envoûtante de cette vieille
cité. Je m'arrête ici et là dans quelques boutiques.
Les étals craquent sous les marchandises de toutes sortes :
bijoux, vases en poterie, marionnettes en bois, objets décoratifs
et vêtements. À la recherche dun souvenir, les
touristes ont ici lembarras du choix. Parmi les objets dart
les plus prisés,
les thangkas, peintures
religieuses tibétaines, sont
très populaires.
Binod À Durbar Square, certains coéquipiers sont déjà de retour. Me retirant pour mettre à jour mon carnet de voyage, un jeune Népalais au sourire figé sapproche et me salue. « Namaste ». Il me pose, dans un anglais approximatif, les questions auxquelles je suis maintenant habitué. À mon tour maintant d'être curieux. Binod est étudiant. Il porte des vêtements à la mode occidentale impeccables de propreté. Il appartient à la caste des brahmanes, la plus haute dans la hiérarchie des castes. Sortant de classe, il me montre son cahier d'anglais et me demande si je veux bien l'aider à compléter quelques uns des exercices qu'il s'est vus confier comme devoir. Nous nous y mettons et ça va plutôt bien. Puis il veut que je lui parle de mon pays. Avec des mots simples, il me fait comprendre quil rêve du jour où, comme moi, il pourra partir à la découverte dautres pays. Le temps file. Les coéquipiers se sont mis en route. Poignée de mains, salutations à la népalaise, jenfile mon sac à dos et pars rejoindre le groupe. Jetant un regard derrière, je vois Binod sur la colline qui me fait signe de la main. Alors que tout concourait à nous distinguer, âge, culture, religion, langue, voilà que, pendant un moment, les différences se sont estompées par la seule magie de la curiosité et de louverture si bien exprimées par Binod, malgré les hésitations du langage. Puisquau Népal, les dieux sont partout, jai une envie irrésistible de croire quils ont entendu Binod ! Adieu Bhaktapur, vieille cité aux traditions bien enracinées, vieille cité où pousse une jeune génération curieuse d'ailleurs. Moments inoubliables !
Derniers préparatifs Après le dîner, plusieurs coéquipiers sont fourbus : le décalage horaire, le soleil, la marche Chacun son tour ! Moi ce soir, cest la grande forme. La visite de Bhaktapur m'a rempli d'énergie. Partant pour le Khumbu au lever du jour, nous retournons à la chambre afin de préparer nos bagages. Les consignes sont sévères : les compagnies aériennes limitent à 15 kg par personne, le poids des bagages transportés dans la soute, et à 5 kg celui du sac à dos de jour que lon peut apporter avec soi dans la cabine. Nous passons en revue notre matériel. Jean-Guy, mon coéquipier-coloc-photographe, ne se résout pas à couper dans son matériel photographique qui alourdit son duffle bag. « N'importe quoi sauf ça ! » Quant à moi, je m'applique en mettant de côté quelques articles, sans doute superflus, que je laisserai à Katmandou pour alléger mes bagages afin d'être « en règle ».
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Accueil
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Promenades Se promener à Bhaktapur constitue une expérience assez singulière vu le caractère médiéval de cette petite ville et l'absence de circulation automobile. L'axe principal de la ville traverse Durbar Square, Taumadhi Tole et rejoint Tachupal Tole (Dattatraya Square), la partie la plus ancienne de la ville. Il ne faut pas hésiter à emprunter les petites rues et ruelles qui sillonnent la cité avec une parfaite irrégularité afin de découvrir le quotidien des gens qui y vivent à un rythme que nous avons oublié depuis longtemps : porteurs transportant du foin à l'aide de plateaux accrochés à un balancier, potiers façonnant la glaise sur la place, femmes lavant les vêtements au hiti (fontaine publique) ou nettoyant le riz mis en tas dans les rues, paysans travaillant la terre avec des outils dont on ne se souvient plus des noms.
Temps des moissons Le riz est la principale denrée de la vallée de Katmandou. Au temps de la récolte, les rues et les places publiques deviennent des entrepôts à ciel ouvert. On y étend le riz pour le faire sécher et le nettoyer. La ville bourdonne d'activités. Ce sont surtout les femmes que l'on voit travailler sans relâche sur les places et dans les rues tandis que les hommes travaillent aux champs à la périphérie de la ville.
Ghat sur la Hanumante Bhaktapur est située sur la rive nord de la rivière Hanumante. Celle-ci est ponctuée de ghats, ces marches servant aux bains rituels et aux crémations, érigées sur les rives des rivières. Au temps de la moisson, les ghats sont « réquisitionnés » pour le séchage et le nettoyage du riz. Ce travail semble le plus souvent accompli en petits groupes. Une courte promenade sur le petit chemin dallé longeant l'Hanumante près de Chuping Ghat donne l'impression d'un retour dans le temps.
Artisanat Bhaktapur possède des centres d'art et d'artisanat fort intéressants. À ne pas manquer : la galerie d'art située dans la partie ouest du vieux palais; Potter's Square, le centre de poterie le plus réputé de toute la vallée; le Handicrafts Centre reconnu pour ses objets en bois sculpté; le Woodcarving Museum; le Brass and Bronze Museum; les magasins de thangkas, où l'on voit parfois des peintres à l'oeuvre.
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