Disputes frontalières en
Himalaya indien
L'Inde éprouve
des difficultés à faire respecter ses frontières
par le Pakistan et son colossal voisin chinois.
La
situation du Cachemire
Lors
de la partition entre lInde et le Pakistan en 1947, le
Cachemire, même si majoritairement musulman, bascula
en grande partie du côté indien. Le Pakistan,
contestant les frontières établies, sempara
du Baltistan, de la partie occidentale du Ladakh et de la vallée
du Cachemire. Des combats éclatèrent le long
de la frontière et un cessez-le-feu fut établi
par lentremise de lONU. En 1949, les deux pays
sentendirent pour définir une ligne de cessez-le-feu
séparant le territoire en deux : la partie sud demeura
sous contrôle indien tandis que les régions du
Baltistan, de Gilgit et de Hunza au nord tombèrent sous
juridiction pakistanaise. La tension se manifesta à nouveau
en 1965 puis en 1971. En 1972, le Pakistan consolida son contrôle
administratif sur cette partie du Cachemire qui constitue depuis
un point chaud du globe.
Le
cas de l'Aksaï Chin
Après
l'annexion du Tibet en 1959, la Chine a repoussé sa frontière
sud-ouest au détriment de l'Inde. Les Chinois pénétrèrent
au Ladakh, dans l'Himalaya occidental, et y construisirent une
route reliant l'Aksaï Chin à la province chinoise
du Sinkiang. La guerre éclata entre l'Inde et la Chine
en 1962 mais l'Inde fut incapable de déloger les
Chinois de l'Aksaï Chin.
Considérant
l'ancienne frontière arbitrairement définie par
les Britanniques au temps de l'Empire, la Chine occupe toujours
ce territoire.
La
frontière du nord-est
Dès
1913, les Chinois rejetèrent une proposition britannique à l'effet
de tracer une frontière entre l'Inde et la Chine épousant
la ligne de crête
de l'Himalaya oriental (McMahon Line). À la
suite de l'indépendance de l'Inde en 1947, la Chine revendiqua
l'ensemble du territoire indien de l'actuel Arunachal Pradesh.
Les troupes chinoises traversèrent la frontière à quelques
reprises, entre 1959 et 1962, et occupèrent même
des postes frontaliers indiens. Les Chinois se retirèrent
enfin mais contestent toujours cette frontière.