| Économie du Népal
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Dans lensemble, les nombreux auteurs consultés saccordent pour reconnaître que malgré les efforts consentis, les réformes économiques nont pas réussi à favoriser la croissance économique. À cet effet, ils notent la fragmentation de léconomie nationale, la survivance des technologies ancestrales, un faible apport de ressources financières étrangères de même qu'une main duvre qualifiée insuffisante. Le Népal demeure donc largement dépendant de laide internationale tandis que saccroît son déficit budgétaire.
Dépendance économique En 1988, les marchandises indiennes à bas prix encombraient les marchés népalais, nuisant à la production locale. Le Népal imposa des tarifs douaniers pour protéger son industrie. L'Inde réagit en imposant un blocus économique obligeant le Népal a annuler les mesures prises. L'Inde, ayant contribué à la construction de barrages sur certaines rivières népalaises, bénéficie de tarifs préférenciels sur l'énergie électrique qu'elle importe de ce pays qui, malgré son grand potentiel hydroélectrique, en produit relativement peu. Pendant ce temps, Katmandou fait face régulièrement à des coupures de courant en fin de journée. Depuis 2002, la coopération avec la Chine s'est intensifiée. Elle s'exerce dans les domaines des infrastructures routières, de l’industrie, de l’hydroélectricité et de la santé. Les États-Unis et le Royaume-Uni apportent depuis quelques années un soutien plus marqué visant à favoriser le développement du Népal mais aussi pour l'aider dans sa lutte contre les maoïstes.
Tourisme Un riche héritage culturel et la proximité des plus hauts sommets du monde, ont fait du Népal une cible touristique intéressante. Tour à tour se sont succédés alpinistes, adeptes du « peace and love » et trekkers en quête de sensations fortes. Alors quau début des années 1960, 6 000 touristes visitaient le Népal, ce nombre passait à près d'un demi million à l'aube de l'an 2000. Ce nombre a chuté drastiquement à 275 000 en 2002, accusant ainsi une baisse de 44% à cause vraisemblablement des attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis et de l'insurrection maoïste. Malgré la poursuite des activités de la guérilla, la reprise s'est faite sentir dès 2003 et, fin 2004, le nombre de touristes était en hausse à 385 000. La déclaration publique du chef de la guérilla à l'effet de ne pas vouloir s'en prendre aux touristes constitue sans doute l'un des facteurs ayant favorisé la reprise. †
Devises fortes Semblablement aux revenus du tourisme, la solde des Népalais engagés dans les régiments gurkhas britanniques jadis et indiens maintenant, constitue une part non négligeable dans léconomie népalaise par la rentrée de devises étrangères fortes.
† Source des données : Ministère népalais du Tourisme. |
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Le
Népal est l'un
des pays les plus pauvres du monde. Nayant pas daccès
direct à la mer, et ne disposant pas dun réseau de
transport adéquat, le développement économique sen
trouve dautant freiné.
Agriculture et foresterie Lagriculture est la principale activité économique du Népal : selon des données de 2001, près de 81,1% de la population active était engagée dans cette activité, qui fournissait à peu près la moitié des revenus dexportation du pays. On produit principalement du riz, du maïs, de lorge, du coton, du tabac, des épices, de la canne à sucre et du blé. Lélevage de poulets, de chèvres, de buffles et de moutons est largement répandu. Globalement toutefois, la productivité est faible en raison du manque de fertilisants et surtout des techniques utilisées : on laboure la plupart du temps à la charrue tirée par des buffles. Alors quil existe un potentiel de développement dans le Terai, la zone des Moyennes montagnes a pratiquement atteint son point de saturation à cause de la densité de la population. Environ 40% de la superficie du pays est recouverte de forêts. Malgré le déboisement excessif et une gestion non suffisamment rigoureuse de cette ressource, le bois représente lune des ressources les plus rentables du Népal. C'est sans doute pourquoi son usage est fortement réglementé. En plusieurs endroits, il est interdit d'utiliser le bois comme combustible, notamment sur les itinéraires de trekking.
Industrie et commerce La production industrielle, quoique représentant un faible apport à l'activité économique, est en croissance. Elle consiste dans la transformation des produits agricoles, la fabrication de briques et autres produits de construction. Lindustrie du papier, du textile et du tapis « tibétain » occupe aussi une place importante tandis que lindustrie manufacturière y est assez peu développée. Léconomie népalaise est fortement dépendante des importations dune part, et des marchés extérieurs dautre part pour lexportation de ses produits forestiers et agricoles. Le Népal importe du combustible, des fertilisants, du métal, des matériaux de construction, du sel et de nombreux biens de consommation. Il exporte du riz, de la jute, des herbes médicinales, des produits textiles et des produits forestiers. Pour des raisons géographiques, le commerce extérieur népalais seffectue principalement avec lInde. La dépendance du Népal par rapport aux marchés indiens, tant pour les importations que les exportations qui transitent par le port de Calcutta, a constitué une source de friction entre les deux pays. La balance commerciale est déficitaire, les exportations étant inférieures aux importations. Une large part des activités commerciales les plus importantes sont, de plus, entre des mains étrangères, surtout indiennes.
Ressources naturelles et transport Le Népal dispose dun potentiel hydroélectrique considérable. Toutefois, lénergie harnachée présentement est inférieure à 1% de ce potentiel. Le système de transport est insuffisant. Le pays dispose de quelques centaines de kilomètres de voies ferrées et denviron 10 000 kilomètres de routes, situées principalement au sud du pays. Il y a une quarantaine daéroports en service, ce qui est assez remarquable pour un pays situé en région de hautes montagnes. Dans la plupart des régions du pays, les marchandises sont acheminées à dos d'hommes ou par caravanes de yaks et de mulets, à travers un réseau de sentiers reliant entre eux les villages et les hameaux.
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