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Éducation et santé au
Népal
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L'éducation : une menace !
Le
secteur de l'éducation a mis longtemps à se
développer au Népal. La famille Rana, qui a gouverné le
pays de 1850 à 1951, s'est
fermement opposée à l'instauration d'un système
public d'éducation, voyant là une menace potentielle à son
pouvoir. Elle a néanmoins
favorisé l'éducation des enfants de hautes castes en
privilégiant un système privé d'enseignement
dispensé en langue anglaise.
Lorsqu'un
Premier Ministre Rana proposa d'instaurer un système
d'enseignement en nepali accessible à toutes les
couches de la population en 1901, son gouvernement fut renversé.
Néanmoins, quelques écoles
privées continuèrent
à enseigner en langue nepali. La Durbar High School, jusque
là réservé à l'élite politique,
commença à ouvrir
ses portes à d'autres enfants de familles aisées. Les couches
sociales plus aisées prenant de plus en plus conscience de l'importance
de l'éducation, favorisèrent la construction de nouvelles écoles,
pavant ainsi la voie à une véritable
réforme de l'éducation.

Écoles du haut pays
Dans
les régions éloignées, notamment dans le haut
pays, les écoles
sont non seulement peu nombreuses mais très rudimentaires :
quelques salles de classes, (parfois même une seule), mal éclairées,
humides et meublées au moindre coût. Par beau temps,
les cours se donnent souvent à l'extérieur.

Classe verte
Khumbu - Népal

Médecines pour tous les maux
Pour enrayer la maladie,
les Népalais ont
recours à la médecine traditionnelle, à la médecine
ayurvédique et à la médecine moderne.
Médecine traditionnelle
Tandis
que la médecine traditionnelle fait appel aux jhankris (guérisseurs, chamans) pour enrayer
la maladie par des techniques occultes, la médecine
ayurvédique
hindoue fait usage de plantes médicinales en s'appuyant
sur des connaissances vieilles de plus de 2 000 ans.
Médecine moderne
Ce
n'est véritablement qu'au tournant des années 1990
que la médecine moderne, lorsqu'accessible, est devenue
le moyen le plus utilisé pour
combattre la maladie. En 2001, on comptait un
médecin pour 17 000 habitants. Le gouvernement a développé un
réseau public d'établissements de soins de santé constitué d'hôpitaux
en milieu urbain, de centres de santé et de dispensaires en
milieu rural. Tandis que les centres urbains disposent de médecins
et de personnel infirmier, les dispensaires font appel à des
aides-infirmiers et du personnel paramédical pour répondre
aux besoins des populations plus dispersées.

Photo :
© Daniel
Gauvreau
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Lors
de la chute du Gouvernement Rana en 1951, le Népal disposait d'à peine 300 écoles primaires
et secondaires et de quelques collèges. Le taux d'alphabétisation
se situait alors à 5,3%. Démocratisation de l'éducation En
1954, la National Education Planning Commission fut
fondée afin de mettre sur pied un véritable système
d'éducation. Les études
de niveau universitaire sont devenues possibles en 1959 avec la création
de lUniversité Tribhuvan à Katmandou.
L'enseignement primaire devint obligatoire et gratuit en
1975. Un ministère de l'Éducation s'est vu confier la
responsabilité du financement, de l'administration et de l'inspection
des écoles publiques de même que des écoles privées
subventionnées par le gouvernement. Le Népal compte maintenant
cinq universités. Fréquentation
scolaire
En
2001, le taux d'alphabétisation de la population était
de 53,7% : il était cependant beaucoup plus élevé chez
les hommes que chez les femmes et aussi plus élevé dans
les régions
urbaines que dans les régions rurales. Le Népal comptait
alors 26 036 écoles primaires et 11 639 écoles
secondaires. Tandis que 80,4% des jeunes en âge de fréquenter
le niveau primaire fréquentait effectivement l'école, ce
taux se situait à 20% seulement pour le niveau secondaire. Inégalités
régionales
Le
Népal semble donc disposer dun réseau
décoles primaires et secondaires bien établi d'après
les chiffres officiels. Toutefois, le système scolaire souffre de différences
régionales
importantes quant à la qualité de l'enseignement et à
la facilité d'accès à l'école. Les régions éloignées au nord du pays
sont nettement
désavantagées.
En outre, même lorsqu'une école est accessible dans ces
régions, beaucoup d'enfants ne la fréquentent
pas ou doivent se contenter de quelques années d'études
parce qu'on a besoin d'eux pour les tâches domestiques et les travaux
aux champs. L'éducation des filles est jugée moins
nécessaire
que celle des garçons par de larges secteurs de la population. Inégalités
sociales
D'une
manière générale, malgré des progrès indéniables
en matière d'accessibilité à l'école,
les élites
bénéficient davantage du système d'éducation.
Pour des motifs principalement économiques et culturels, leurs
enfants accèdent en plus grand nombre à l'école,
ils y poursuivent leurs études plus longtemps et plusieurs vont
même parfaire leur formation à l'étranger, ce qui
leur confère un avantage et un prestige indéniables à leur
retour au pays.  Soins de santé inadéquats Tout
comme l'éducation, l'établissement
et l'administration des soins de santé au Népal posent
d'énormes problèmes, tant en raison de facteurs culturels
que de ressources disponibles. Le relief du pays, la pauvreté de
la population, les conditions de logement, le manque d'équipements
sanitaires et les coutumes contribuent à faire de la santé publique
un défi majeur pour l'administration népalaise. Confronté notamment à la
malnutrition, la lèpre, la tuberculose, la malaria, le choléra,
la typhoïde et les troubles gastro-intestinaux de tous ordres, le
Népal a longtemps connu une mortalité infantile galopante
et une courte espérance de vie de sa population.
Difficultés
d'accès aux soins
Grâce à l'aide
internationale, les programmes de santé publique mis
de l'avant au cours des dernières
décennies ont permis une amélioration de la situation.
Malgré ces progrès, les services de santé demeurent
inadéquats. Il n'y a pas assez de médecins ni assez
d'hôpitaux
pour répondre aux besoins de la population. Dans certaines
régions éloignées,
l'accès aux soins de santé nécessite
de longues heures sinon des jours de marche. Les établissements
sanitaires en milieu rural ne sont pas toujours fonctionnels en raison
principalement
du manque de personnel compétent et
de la rareté des équipements et des médicaments.
Approche
préventive déficiente
De
plus, les programmes visant à sensibiliser
la population à l'importance de l'hygiène sont nettement
déficients. Les cours d'eau sont pollués : on s'y lave,
on s'y baigne, on y fait ses ablutions pour se « purifier »,
on y jette les cendres et les restes des corps que l'on a conduit aux
ghats pour la crémation. Certaines entreprises n'hésitent
pas à y déverser leurs déchets industriels. Il ne
faut donc pas se surprendre si une large partie de la population est
infestée de parasites intestinaux.
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