Chaque
année, à l'automne,
le monastère de Tengboche vibre aux sons
des grandes trompes, des tambours et des gongs
alors que se déroule le Mani Rimdu. Cette
fête s'échelonne
sur plusieurs jours et donne lieu autant à des
périodes de recueillement qu'à des
danses-spectacles et des moments de réjouissances.
On prie,
on mange, on boit du chang et on rit.
Danses
masquées Appelés au lever
du jour par le son des grandes trompes disposées
sur le toit du gompa, les fidèles
investissent la cour du monastère.
Commencent alors les danses masquées
visant à remémorer les
grands mystères
religieux. Elles se déroulent
en plusieurs tableaux et évoquent
la lutte entre le bien et le mal.
Offrandes
aux divinités Entre chaque tableau, les
moines apportent les offrandes sur l'autel central
où figurent
les divinités sous forme de tormas,
sorte de gâteaux sacrificiels en forme de
figurines fabriquées avec de la pâte,
du sucre, des colorants et du beurre fondu.
Cérémonie
du don Essentiels à l'évolution
favorable de leur karma, les grandes familles sherpa
remettent leurs dons et aumônes au Rimpoche
(moine-abbé), aux lamas et enfin aux familles les
plus pauvres. En retour, le Rimpoche de Tengboche,
réincarnation
de Lama Gulu, fondateur du monastère, fait
don aux fidèles des éléments
de longue vie symbolisés par des boules
de pâtes et de l'eau.