Trekking au Népal : nouvelle réglementation !

septembre 7, 2006
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À compter du 1er octobre prochain, les trekkers devront se procurer le nouveau Trekking Registration Certificate (TRC) pour pouvoir effectuer un trekking au Népal. C’est du moins ce qu’annonce la Trekking Agents Association of Nepal (TAAN), une association regroupant les propriétaires d’agences de trekking enregistrées auprès du gouvernement. Ces «certificats» seront émis par le TAAN. Toute personne effectuant un trekking, sans être enregistrée auprès d’une agence de trekking népalaise faisant partie du TAAN, sera passible de sanctions, prévoit la nouvelle réglementation. Le certificat coûtera 250 NPR (2,50 $US).

Un débat a cours sur le Web présentement relativement à l’interprétation des nouvelles dispositions réglementaires. Le TAAN affirme que les trekkers devront utiliser les services de ses agences (guide, porteur, etc.) lors d’un trek. Les trekkers indépendants ne pourraient donc plus embaucher des porteur ou guides sans passer par l’intermédiaire d’une agence. Ce qui mettrait fin au trekking indépendant, une pratique pourtant fort populaire chez les trekkers. Le Nepal Tourism Board (NTB) ne serait pas de cet avis. Il affirme plutôt que personne ne sera obligé d’embaucher du personnel d’une agence contre son gré pour effectuer un trekking.

L’introduction du TRC aurait pour but d’assurer une meilleure sécurité aux trekkers et de favoriser le développement durable. Toutefois, nombreux sont ceux qui croient plutôt que les agences de trekking enregistrées en avaient assez de subir la compétition des petites agences non enregistrées et des porteurs-guides indépendants qui opèrent à moindre coûts. Le lobby de l’industrie du trekking aurait donc eu gain de cause auprès du gouvernement dans sa lutte pour contrôler l’industrie. Par ailleurs, d’autres sources indiquent que certaines grandes agences auraient manifesté leur désaccord à l’égard de la nouvelle réglementation. Le gouvernement aurait néanmoins demandé au TAAN d’administrer le système d’émission des TRC. Il est difficile d’y voir plus clair dans l’état actuel du débat. Si la possibilité du trekking indépendant demeure incertaine pour l’instant, la décision de rendre obligatoire le TRC pour effectuer un trekking au Népal semble toutefois bien arrêtée. Le TAAN sera-t-il prêt le 1er octobre prochain ? Plusieurs en doutent. Certaines sources indiquent qu’une annonce officielle est prévue au cours des prochaines semaines. À suivre !

TAAN : Information about TRC
Forum Voyage : nouveau certificat d’enregistrement de trekking

2 Responses to “Trekking au Népal : nouvelle réglementation !”

  1. je retourne fin octobre prochain faire un trek au Népal. J’ai comme beaucoup entendu parler de cette nouvelle réglementation. Il s’avère que possédant déjà une bonne expérience de la montagne, mais également du Népal, je me suis, jusqu’à aujourd’hui passé de guide. Il ne s’agit pas de se montrer près de ses sous, mais en ce qui me concerne, le trekking en ces lieux est suffisamment « aisé » pour qui sait faire preuve d’un minimum de bon sens et ne cherche pas à outrepasser ses limites.
    Cette nouvelle mesure est tombée après l’achat de mes billets d’avion et je peux vous garantir, que l’avoir appris plutôt aurait conditionné largement mon choix de partir au Népal !
    L’ambassade du Népal ne m’a rien apporté de plus, car son chargé d’affaire, peu au courant, n’a su me dire si le guide était obligatoire ou simplement fortement recommandé.
    J’ai personnellement une autre philosophie du trek et je me sens aujourd’hui l’otage de cette décision stupide.

  2. Marc, si le certificat de trekking (TRC) ne me dérange pas trop, l’obligation d’embaucher guide et porteur par l’intermédiaire d’une agence me répugnerait par contre, advenant qu’elle se confirme. Le trekkeur qui n’a besoin ni d’un guide ni d’un porteur sera vraisemblablement «épargné» selon l’interprétation du National Tourism Board (NTB). Ça reste à confirmer ! Quoi qu’il en soit, votre réaction confirme l’une de mes appréhensions. De nombreux trekkeurs favorisant le trekking indépendant seront sans doute tentés d’aller voir ailleurs. À terme, le gouvernement népalais et le lobby des propriétaires d’agences de trekking pourraient regretter cette décision qui risque de nuire à l’industrie du trekking. Bon voyage là-bas malgré tout.

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