Népal: le processus de paix malmené !

3 novembre, 2009

Lors d’une réunion d’urgence du cabinet népalais, le Premier Ministre a demandé aux responsables concernés de tenir l’armée et les forces policières en alerte et prêtes à intervenir rapidement si les manifestations organisées par les maoïstes devaient tourner à la violence.

Le ministre des Communications a déclaré aux journalistes que le Gouvernement considérait que les maoïstes violaient l’accord de paix signé en 2006 et que le Gouvernement n’aurait d’autres choix que de déployer l’armée si les manifestations devenaient violentes.

Les maoïstes ont amorcé un mouvement de protestation national depuis le 1er novembre afin de «restaurer la suprématie civile» sur les affaires de l’État. Ils ont annoncé leur intention de bloquer le siège du Gouvernement en réunissant 100 000 manifestants et en établissant un blocus autour de la vallée de Katmandou, le coeur névralgique du pays.

Le malaise remonte à mai 2009, alors que la décision du Premier Ministre maoïste d’alors de démettre le Chef d’État major de l’armée, avait été invalidé par le Président du Népal. Ce qui avait provoqué la démission du Premier Ministre et son remplacement par le Chef du Parti communiste du Népal (CPN-UML). Voir : Nouveau Premier Ministre au Népal

Face à la crise actuelle, Pushpa Kamal Dahal, Président du Parti maoïste, a tenu à rencontrer les ambassadeurs de l’Inde, du Royaume Uni, des États Unis et de quelques autres pays afin de les informer que l’agitation maoïste serait non violente.

Pourtant, des débordements ont été observés à Dhankuta, où le Bureau de l’administration du district a dû imposer un couvre-feu à la suite des actes violents perpétrés par les ailes jeunesse du Parti communiste (CPN-UML) qui dirige le Gouvernement, et du Parti communiste maoïste (CPN – Maoïste) qui est le principal parti d’opposition.

Rappelons que dans le passé, les touristes n’ont pas été inquiétés lors de manifestations au Népal, même durant la guerre civile. Les maoïstes se sont toujours tenus à leur déclaration de ne pas inquiéter les visiteurs autrement qu’en exigeant une petite «taxe révolutionnaire» sur certains circuits de trekking. Est-il besoin de rappeler malgré tout que la prudence s’impose et que les voyageurs doivent impérativement se tenir loin de tout rassemblement et ne jamais prendre position publiquement en appuyant une faction ou l’autre. 

Source: NepalNews
Govt puts security agencies on high alert
Maoist leadership assures foreign ambassadors of party’s commitment to peace process
Local administration clamps curfew in Dhankuta

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