Népal: ultimatum des maoïstes

13 novembre, 2009

Les manifestations organisées par les maoïstes se sont poursuivies aujourd’hui bloquant pour la deuxième journée consécutive, l’accès au siège du Gouvernement à Katmandou. Les journaux népalais signalaient que malgré les dizaines de milliers de manifestants et la forte présence de la police anti-émeute, les manifestations se sont déroulés dans un calme relatif. Ces manifestations devaient mettre fin à la deuxième phase de protestation.

Servant un ultimatum aux 22 partis de la coalition gouvernementale, le Président du parti maoïste (UPCN-Maoïste) a déclaré qu’il déclencherait la troisième phase de la campagne de protestation populaire en appelant la population à une grève générale dans tout le pays le 20 novembre si le Gouvernement ne prenait pas les mesures pour rétablir la «suprématie civile» , en sanctionnant la décision «inconstitutionnelle» du Président du Népal qui a invalidé en mai dernier la décision du Premier ministre maoïste de renvoyer le chef d’état major de l’armée népalaise. Le parti maoïste insiste pour que toutes les institutions de l’État soient soumises au contrôle du Gouvernement

L’enjeu derrière ce bras de fer : l’intégration dans l’armée des 19 000 ex-combattants maoïstes, qui suscite la méfiance de la hiérarchie militaire et des partis politiques. Craignant le noyautage de l’armée par des maoïstes endoctrinés, une majorité de partis politiques appuie la position de l’état major de l’armée à l’effet de recourir aux règles habituelles de recrutement basées sur l’accès de tous les citoyens aux postes dans l’armée et la sélection des plus aptes. Concernant l’origine du présent conflit, voir:  Népal : impasse politique

Sources:
NepalNews | eKantipur

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