Népal: peu de progrès dans le dénouement de la crise politique
Le Parti communiste du Népal (Maoïste) a levé pour trois jours les mesures visant à obstruer les travaux du Parlement afin que le budget puisse être approuvé. Les maoïstes ont par ailleurs annoncé une troisième vague de protestation si leur revendication visant «le rétablissement de la souveraineté du peuple» n’est pas satisfaite. Cette «suprématie civile», comme disent les maoïstes, vise à restreindre le pouvoir du Président du Népal qui n’est pas élu.
Les maoïstes jugent inconstitutionnelle la décision du Président Ram Baran Yadav de rétablir dans ses fonctions le général Katawal, commandant en chef de l’armée, limogé au printemps dernier par le gouvernement alors dirigé par les Maoïstes. Ce qui avait entraîné la démission du Premier Ministre maoïste.
Les maoïstes ont annoncé qu’ils déclareraient du 11 au 18 décembre, des «unités fédérales autonomes» à travers le pays, un geste destiné à mettre de la pression sur le Gouvernement, qui se voudrait néanmoins symbolique. La grève générale de trois jours, initialement prévue le 20 novembre, a été reconduite au 20 décembre, dans l’éventualité où le Gouvernement ne répondrait pas favorablement à la revendication des maoïstes d’ici là. Une grève qui pourrait devenir illimitée menacent les maoïstes
Le Premier Ministre Madhav Kumar Nepal du Parti communiste du Népal paraît incapable jusqu’à présent d’assumer son rôle de conciliateur dans la présente confrontation. Il a plutôt menacé de dissoudre l’Assemblée constituante, dont 40% des membres sont maoïstes.
Quelques dépêches font timidement état de discussions ayant cours présentement afin de former un «comité» de haut niveau visant à favoriser les discussions entre les principaux partis politiques dans le but de mettre un terme à la crise politique. Aucun nom n’a été avancé cependant.
Les fils de nouvelles montrent depuis quelques jours une grande effervescence au niveau des pourparlers, rencontres et déclarations des hommes et femmes politiques, y compris avec l’ancien Premier Ministre G.P.Koirala, Président du Parti du Congrès, lequel n’est pas partie au Gouvernement de coalition. Tandis que la formation politique qui dirige le Gouvernement exclu la possibilité d’un Gouvernement d’union nationale dirigé par les maoïstes, ces derniers laissent entendre qu’ils pourraient diriger le pays sous peu. Koirala par ailleurs semble plutôt favoriser une voie médiane en préconisant une présence des maoïstes au Gouvernement actuel.
Sources:
ChannelNewsAsia | NepalNews