Site Zone Himalaya Site Zone Himalaya Site Zone Himalaya Site Zone Himalaya Site Zone Himalaya Site Zone Himalaya Site Zone Himalaya Site Zone Himalaya Site Zone Himalaya Site Zone Himalaya Site Zone Himalaya Site Zone Himalaya Site Zone Himalaya Site Zone Himalaya Site Zone Himalaya Site Zone Himalaya Site Zone Himalaya

Récit de voyage

Pangboche... le retour des arbres

Réveil à 6h00. Nous prenons le petit déjeuner sous la grande tente pour nous protéger du vent qui souffle fort pendant que Sherpas et porteurs s'affairent à défaire le camp.

Duglha

Nous nous mettons en route sans tarder. Le rythme est rapide. Dans la région de Duglha (Thuklha), une vingtaine de monuments funéraires sont allignés le long du sentier pour rappeler la bravoure de guides sherpas morts sur l’Everest. La descente de 250 mètres à travers les roches de la moraine frontale du glacier du Khumbu s'avère ardue. On dit de cette région qu'elle est fréquentée par le léopard des neiges. Nous ne nous attendons pas à y faire une rencontre inusitée toutefois. Cette piste est beaucoup trop parcourue pour un animal aussi méfiant. D'autant plus que cette espèce est sérieusement menacée d'extinction.

Pheriche

Nous quittons graduellement la Haut Himalaya pour nous engager dans le Moyen Himalaya. Il n'y a plus de neige au sol. La descente s'adoucit peu à peu. La vallée s'élargie et l'espace s'épanouit. De gros yacks bien poilus paissent dans les petites prairies qui bordent la Lobuche Khola. Un large mur mani accueille les marcheurs arrivant à Pheriche, un village constitué de quelques lodges et de vieilles maisons à l'aspect rustique réparties de chaque côté du sentier. Nous nous installons dans la cour d'un lodge pour casser la croûte. Un bruit lointain attire notre attention. Un hélicoptère survole la vallée, s'approche du village et atterrit devant la clinique de l'Himalayan Rescue Association. Nous apprenons qu’il vient y conduire une femme sérieusement atteinte du mal d’altitude.

Pangboche

Les 700 mètres que nous venons de dévaler presque sans répit commencent à réveiller un vieux malaise dont je croyais m'être entièrement débarassé grâce à mon entraînement intensif. L'élancement que je ressens à un genou, mon point faible en descente, n'est qu'agaçant... pour le moment. Je connais bien le symptôme. Le malaise s'aggravera au fil de la descente.

À Pangboche, la végétation réapparaît timidement. Les maisons sont entourées de petits pâturages emmurés. Notre camp est installé dans l'un de ces pâturages près d'un lodge. Après un brin de toilette, je pars faire le tour du hameau. Pangboche possède son grand mât à prières, son moulin à prières mu par l’eau d’un torrent qui descend de la montagne et son long mur mani à l'extrémité du village. Les kharkas cèdent désormais la place aux villages où vivent en permanence des familles sherpa.

Bas village

Bas village de Pangboche

Tea Time

En attendant le dîner, nous envahissons le lodge. La pièce principale aux larges fenêtres est vaste et bien chauffée. Adossées aux murs, tout autour de la pièce, des banquettes de bois, recouvertes d’épais tapis, servent à s’asseoir le jour, et à dormir la nuit. Les Sherpas viennent y servir le thé et les biscuits pendant que mijote le dal bhat qui composera notre plat de résistance. Ce soir, je donnerais ma chemise pour mordre dans un gros burger, dont je ne raffole habituellement pas, au lieu de grignoter avec hésitation dans mon assiette de dal bhat, comme l'enfant que l'on force à manger un plat qu'il n'aime pas. Consolation... au couchant, depuis Pangboche, la vue sur le sommet lumineux de l’Ama Dablam (6 856 m) est fabuleuse.

La nuit est longue et bonne. Je me réveille une seule fois. Me dépêchant, je marche dans le pré. J’avais pourtant repéré le « petit coin » mais je ne le trouve plus. À la lueur de ma lampe frontale, j’arpente le terrain. Tout près de moi, dans le noir, deux yeux lumineux me fixent... un yeti peut-être ? Mais non, c'est un jeune yack aussi surpris que moi. Le yack hésitant cherche une issue. Je lui cède le passage avant qu’il ne s’impatiente. Il part à grandes enjambées comme une bête en panique. Je ne dois pas être beau à voir… même dans le noir.

 

 

Duglha

Aussi désigné Thuklha, cette région au sentier encore accidenté, se caractérise par la présence de monuments funéraires (à main droite) dédiés aux Sherpas morts dans la région de l'Everest.

Monuments funéraires

Région de Dughla


Pheriche

Pheriche compte plusieurs lodges mais le village est achalandé durant les saisons de trekking. De nombreux trekkeurs montant au camp de base de l'Everest par la voie classique y font halte pour favoriser leur acclimatation. De même, des trekkeurs qui arrivent de Gorak Shep après le Kala Pattar poussent parfois la marche jusqu'à Pheriche plutôt que de s'arrêter à Lobuche pour la nuit. Advenant un manque de places à Pheriche, il est possible de monter sur Dingboche en 45 minutes environ.

Pheriche

Mur mani de pierres à prières

Pangboche

Pangboche est le dernier village pouvant être qualifié de permanent dans ces hautes vallées d'altitude. On distingue Pangboche Te Lim, le haut village à environ 4 000 mètres d'altitude, où se trouve le gompa (monastère), et Pangboche Wa Lim, le bas village. Contrairement aux kharkas de Lobuche et de Gorak Shep, où l'on ne voit pas d'enfants, des familles sherpas vivent ici en permanence. On y cultive la pomme de terre et quelques variétés de légumes. Pangboche compte de nombreux lodges, tant dans le haut que le bas village.

Bas village de Pangboche

Bivouac à Pangboche

Himalayan Rescue Association

Durant les saisons de trekking, quelques médecins occidentaux sont en poste à la clinique du HRA de Pheriche. L'après-midi, on peut assister à une conférence portant sur le mal aigu des montagnes (MAM), ses symptômes et les moyens à mettre en oeuvre pour en diminuer les risques. Les trekkeurs qui ne connaissent pas bien le MAM ont tout intérêt à y assister. Les conférences sont gratuites. Des médicaments de base sont disponibles en cas de besoin. La clinique est ouvertre du début octobre à la mi-décembre et du début mars jusqu'à la fin mai.

Etape Lobuche-Pangboche
Durée : environ 7 à 8 heures
Dénivelés : + négligeable / - 1000 m
Gîte et repas : Thuklha, Periche, Osho, Pangboche


Carte-itinéraire
Lobuche-Pheriche