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Vie quotidienne en Himalaya
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Le riz, l'orge, le sarrasin, la pomme de terre et une grande variété de légumes constituent la base de l'alimentation dans l'Himalaya. Le plat le plus usuel chez les populations tibétaines est la tsampa, un mélange de farine d'orge grillée et de thé que l'on mange avec les doigts de la main droite, la gauche étant impure. Les Népalais sont friands de dal bhat, un plat de riz et de légumes mélangés à une soupe aux lentilles. Les mets assaisonnés de piments sont très populaires chez les Bhoutanais. La pomme de terre constitue l'aliment de base des Sherpas. Elle est souvent consommée sous forme de gurr, une galette épicée avec du fromage.
La viande Les bouddhistes ne mangent pas beaucoup de viande car leur religion leur interdit de tuer les animaux. Ils s'empresseront toutefois de récupérer un animal mort pour faire boucherie. Les momos, une sorte de ravioli tibétain, consiste en un plat de pâtes fourrées à la viande cuites à la vapeur. Comme chez les bouddhistes, la viande n'est pas consommée fréquemment par les populations hindouistes. Pourtant, lors de la fête de Dasain, des milliers d'animaux sont sacrifiés pour honorer la déesse Durga assoiffée de sang. La viande est alors au menu de toutes les familles durant cette période de réjouissances.
Les boissons Le thé est la boisson par excellence de tout l'Himalaya. Les hindous le boivent mélangé à du lait et du sucre, plus rarement avec du jus de citron. Les bouddhistes préfèrent le thé salé au beurre de yak. Disponibles en brique compactée, les feuilles de thé sont bouillies dans l'eau. On y ajoute sel et beurre rance et on bat le mélange dans une baratte. Les Tibétains boivent du thé à tout moment du jour. Par temps froid, ils peuvent en boire jusqu'à une trentaine de tasses par jour dit-on. Le chang est la bière de l'Himalaya. Légèrement alcoolisée, elle est fabriquée à partir de céréales d'orge ou de millet. Le rakshi, aussi très populaire, est un alcool fabriqué à partir des mêmes ingrédients.
Les interdits La nourriture chez les hindous fait l'objet de nombreux interdits. Chez les gens de castes supérieures, la cuisine est sacrée. Les gens de castes inférieures ne doivent jamais y pénétrer ni même toucher aux plats servant à préparer et à servir la nourriture. Par contre, il est de coutume chez les bouddhistes de se réunir autour du foyer pour manger, prendre le thé et fraterniser. Les invités sont conviés à y prendre place. |
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Les
populations himalayennes sont soumises aux éléments d'une nature capricieuse prête à se
déchaîner à tout moment. Les innondations et les
glissements de terrain durant la mousson peuvent emporter des villages
entiers. Les hivers trop rigoureux déciment les troupeaux. Les
tremblements de terre y sont fréquents. Lorsque les limites naturelles
d'un lac glaciaire cèdent, la vague de boue qui déferle
raffle tout sur son passage. L'hiver, la neige bloque les cols et isole
les communautés.
Une vie rude Dans
les hautes montagnes, peu de villages bénéficient
de l'électricité. Les travaux aux champs et les tâches
ménagères occupent toute la journée. La majorité de
la population vit d'une agriculture de subsistance et du petit élevage,
le paysan produisant le strict nécessaire pour nourrir sa famille
et, avec un peu de chance, un petit excédent qu'il s'empressera
de vendre au marché. On utilise la charrue tirée par des
boeufs pour les labours, les équipements modernes étant
quasi-inexistants. Le travail de la terre est souvent accompli collectivement.
Les bâtiments agricoles pour le séchage du grain et l'entreposage
du foin sont utilisés par l'ensemble de la communauté.
Les routes sont rares et confinées dans les basses montagnes.
En plus haute altitude, des petits sentiers, sinuant à flanc de
montagne et au fond des vallées, prennent la relève en
reliant les villages et les bourgs les uns aux autres.
La marche et le portage Vivre
en Himalaya a toujours signifié marcher
pour se déplacer et porter sur son dos. Les femmes et les enfants
marchent pour aller chercher le bois de chauffage et l'eau. Il
faut marcher pour aller aux champs ou au village voisin. Il faut marcher
pour
aller
au dispensaire ou au marché souvent situés à quelques
jours de marche. Il faut porter ou faire porter à dos d'homme
ou de yak, les provisions et marchandises diverses dont on a besoin.
Il est fréquent d'y rencontrer des enfants portant un petit frère
ou une petite soeur accroché à leur dos pendant
que les parents travaillent aux champs ou s'occupent des tâches
ménagères.
Le goût de la fête Malgré l'extrême rudesse de la vie en Himalaya, les populations ont développé un goût exceptionnel pour la fête. Leurs calendriers regorgent de fêtes, dont la plupart ont une connotation religieuse. Même si les coutumes se distinguent d'un lieu à l'autre, les fêtes sont partout l'occasion de grandes réjouissances auxquelles participent toute la population : Losar célèbre le nouvel an tibétain ; Dasain, la plus grande fête au Népal, célèbre la victoire de la déesse Durga sur le démon-buffle ; l'Indra Jatra à Katmandou souligne la fin de la mousson ; Biskhet Jatra à Bhaktapur célèbre le nouvel an.
Au rythme des tambours et des cymbales, moines et lamas, transformés en danseurs personnifiant grands saints bouddhistes et démons, font revivre les légendes centenaires. Par des chorégraphies minutieuses et hautes en couleurs, ils relatent la lutte des premiers contre les seconds et célèbrent la victoire du bien sur le mal. ©
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2000-2007. Serge-André Lemaire. Tous droits réservés.
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